Bourses scolaires 2020-2021 : Pensez à présenter vos demandes !

Nous vous souhaitons – et à vos enfants – une excellente rentrée scolaire. C’est fait depuis fin août à Hambourg (LFA et élémentaire), c’est actuel à Berlin pour l’École Voltaire.

Vous savez que cette année des mesures exceptionnelles ont dû être prises pour les bourses, mesures afin de tenir compte de baisses de revenus liées à la crise sanitaire.
Les résultats du Conseil consulaire des Bourses scolaires du printemps ont été communiqués aux familles boursières ces derniers jours par le consulat. Le site du consulat n’est pas encore actualisé mais la campagne du CCB2 est ouverte pour les élèves français de l’École Voltaire de Berlin et du Lycée Saint-Exupéry de Hambourg (maternelle et primaire uniquement). N’attendez pas la dernière minute pour présenter votre demande de bourse !

Les familles dont les dossiers n’ont pas été retenus peuvent présenter un recours. Les familles exclues du soutien d’urgence, même avec une faible quotité, pour l’attribution d’une bourse en CCB1 pourront introduire une demande de bourse en CCB2 à la rentrée si leur situation financière s’est dégradée, la période prise en compte dès lors intégrant mieux la réalité de l’impact de la crise sur leurs revenus en 2020. Les familles peuvent avoir désormais davantage d’éléments attestant les baisses de revenus sur cette période pour appuyer leur demande (attestations, bulletins de salaires,…).

Le Conseil consulaire de Berlin-Hambourg siègera en formation Bourses scolaires cet automne avec vos élus consulaires et examinera toutes les demandes instruites par les services du consulat. La Commission nationale des Bourses siègera fin septembre et en décembre pour entériner les propositions finales de l’Agence pour l’Enseignement français à l’étranger.

Aefe : bourses scolaires
Consulat Berlin  (au 22.07.2020) : Infos Bourses scolaires

Dispositif Flam – Français Langue Maternelle

Ce dispositif d’aide aux associations de soutien extra-scolaire à la langue française pour les enfants de plus de 5 ans non scolarisés en milieu francophone existe depuis près de 20 ans. Cétait l’idée d’élus des Français établis hors de France dont la sénatrice Monique Cerisier ben Guiga et de l’Adfe

Ce « dispositif » assez technique permet aux associations de faire financer jusqu’à 50% de leur projet sur 5 ans par une subvention du ministère des Affaires étrangères, de financer une rencontre régionale ou de la formation. Près de 180 groupes existent dans une quarantaine de pays.
Cette année, après une baisse des budgets considérable depuis 2017, une seconde « campagne 2020 exceptionnelle » est lancée et pourrait donc aider les groupes pour des nouveaux projets ou des projets liés au Covid-19 ou des « dépenses exceptionnelles engagées ou envisagées afin de mettre en place des initiatives visant à assurer la continuité de leurs activités entravées par la crise de la Covid19, dans un contexte de diminution de leurs recettes due à la crise ».

L’Agence pour l’enseignement français à l’étranger instruit et accompagne ce dispositif, de même que les services culturels de nos ambassades.
Les dossiers « rigoureusement circonstanciés » sont à déposer – en ligne – au plus tard le 15 septembre 2020.
Site FLAM

Un « dispositif exceptionnel » !

Tout au long de la crise covid-19 le ministère des Affaires étrangères a aidé au rapatriement de nombreux Français de passage et de touristes. Puis, sur les nombreuses et répétées demandes des élus des Français établis hors de France il a pris différentes mesures à leur destination : Des annonces de crédits sont venues mi-mai à hauteur de 240 millions € sous différentes formes, dont des avances financières – à rembourser – pour le réseau scolaire à l’étranger, et un budget de quelque 50 millions€ pour les aides sociales. Sur ce plan, les instructions du ministère fournies le 27 mai aux consulats précisent qu’un « secours occasionnel de solidarité » peut être attribué selon plusieurs critères « simples » :

♦ Être inscrit au registre mondial des Français établis hors de France, ♦ Subir une perte ou une diminution conséquente (sic) de revenus du fait de la situation économique du covid-19, ♦ Ne pas disposer de moyens propres pour traverser cette crise ni de possibilité d’aide familiale, amicale ou associative, ♦ Ne pas être éligible au dispositif d’aide mis en place par les autorités du pays de résidence.

Les dites aides françaises se déclineraient comme les secours mis en place en France actuellement a priori à quelque 150€ par ménage, plus 100€ par enfant à charge. Une manne !

» » » Adresse pour toute demande : consulat.berlin-amba@diplomatie.gouv.fr

Ces conditions « simples » ne devraient pas laisser beaucoup de marge aux compatriotes en réelles difficultés dans les pays de l’Union européenne. Sous la droite jadis, lors de la fermeture des comités consulaires pour l’emploi et de la réduction des aides sociales, on savait que la France préférait ne pas « discriminer positivement » ses ressortissants… Ces mesures pourront théoriquement s’appliquer hors d’Europe, dans des pays en crise économique et sociale sérieuse sans filet social. Souhaitons-le ! Mais comment les associations pourraient-elles aider puisque par ailleurs le ministère a supprimé en avril les crédits 2020 du dispositif Stafe qui les aidait justement à monter et faire subventionner des projets socio-culturels ou éducatifs p.ex. ? Les ex-crédits Stafe seraient affectés uniquement à l’aide sociale cette année…

Or, les associations dédiées à l’aide sociale proprement dite sont de plus en plus rares ou ont perdu leur activité de solidarité, peut-être d’ailleurs par négligence de leurs statuts, en tous cas en Allemagne. Pourront-elles être attributaires de subventions ? Si certaines veulent aider devront-elles donc annoncer qu’une demande de personnes en difficultés a été identifiée ? Sur le papier elles semblent privilégiées par le ministère pour assurer l’aide sociale…car pour l’instant il n’est précisé nulle part que les conseillers consulaires seront consultés ou associés aux décisions mais on les engage à signaler des cas, à faire le travail de recensement en quelque sorte. Les consulats auront « la latitude la plus grande possible », selon la lettre du ministre. Le conseil consulaire en formation de protection et d’action sociales serait cependant compétent pour en juger. Ce n’est pas encore gagné pour la transparence des éventuelles attributions… Faut-il aussi rappeler que si, par malheur, des dizaines de milliers de Français de l’étranger devaient rentrer en France car ils ont tout perdu dans la crise sanitaire actuelle, ces Français seraient contraints d’avoir accès aux minima sociaux en France… Belles perspectives pour les indicateurs budgétaires français. Ne serait-il pas plus utile de les aider là où ils vivent, notamment en les accompagnant pour remonter une affaire ou pour faire face financièrement pendant les 6 ou 12 prochains mois ? Mais c’est une autre histoire de discrimination.

Que doit-on comprendre de ces annonces de crédits ?  Que vous vous faites aider par votre famille d’abord, par vos amis ensuite, s’ils ont sûrement, eux, les moyens. Et il faudrait apporter la preuve du contraire ? Éventuellement vous demandez au consulat, mais seulement si vous êtes vraiment au bout du rouleau.

Que doit-on comprendre de ces annonces ?  Sans doute que l’État se fera fort de ne dépenser qu’un minimum car les réels besoins ne seront pas recensés ou seront peu évalués et que les crédits repartiront à Bercy. C’est normal, ce sont des crédits publics, donc c’est là qu’ils sont le mieux… Comme le nouveau monde a vieilli !