Vive l’école publique européenne de Berlin !

10 langues – 30 filiales

L’école européenne publique de Berlin (Staatliche Europa Schule Berlin) existe depuis plus de 20 ans. Elle a été et demeure une initiative parentale et pédagogique exemplaire au service du bilinguisme. Ainsi par exemple, quatre écoles primaires franco-allemandes assurent-elles un enseignement bilingue pour de nombreux enfants francophones et germanophones, au-delà du cadre franco-allemand stricto sensu. Son modèle pédagogique et socio-culturel intégrateur est apprécié de tous. Elle n’appartient à aucun parti politique et est d’ailleurs soutenue par tous les partis politiques à Berlin depuis sa création.

Du côté français, elle fait aussi l’unanimité, que ce soit des services culturels de l’Ambassade, des parents ou des nombreux partenaires.

Aujourd’hui, voilà qu’à l’occasion de la campagne électorale pour l’élection des conseillers consulaires un parti en lice vient de s’autoproclamer sauveur d’une des structures primaires, la Märkische Grundschule, en écrivant à tous les Français inscrits sur la liste électorale consulaire. Ce groupe scolaire était menacé de délocalisation en 2013 et les parents d’élèves, les équipes pédagogiques, des associations et des personnalités s’étaient émus de tels projets. Finalement, il a été décidé en mai 2013 que la Märkische Grundschule resterait sur son site.

Il est pour le moins inexact et présomptueux de laisser entendre que l’intervention d’un sénateur des Français de l’étranger ait fait reculer l’arrondissement ou le Sénat de Berlin. C’est inexact puisque ce respectable parlementaire disait lui-même, embarrassé, et devant témoins, qu’on ne pouvait guère aider ! On lui prête donc des propos qu’il n’aurait pas tenus. En effet, seule la ville de Berlin et seuls les arrondissements concernés ont compétence pour statuer. Une telle intervention était invraisemblable, elle aurait été une ingérence et une insulte à l’amitié franco-allemande.

Il est intolérable qu’un parti politique français s’immisce dans la vie politique allemande de la sorte et, impliquant le travail de l’ambassade, mette la France en difficulté sur ce dossier avec la ville de Berlin.

Il est intolérable que le destin d’une structure scolaire de droit allemand et les parents d’élèves soient instrumentalisés pour la propagande d’un parti.

De tels procédés cachent assez mal l’absence de réels projets d’envergure, ils ne visent qu’à tromper et augurent mal de l’avenir.

La seule garantie de résultats efficaces c’est l’engagement durable, discret et responsable de tous les partenaires. En tant que conseiller à l’Assemblée des Français de l’Étranger je suis intervenu, à mon niveau et dans la limite de mon obligation de réserve, auprès du Sénat de Berlin après concertation avec les parents d’élèves et leur en ai rendu compte. SESB Rackles2013

Certificats de vie : Enfin une simplification !

Lors de la discussion de la loi sur le financement de la sécurité sociale en séance du 26 octobre dernier l’Assemblée nationale a adopté deux amendements (n° 447 et 540 et en partie repris par les sous-amendements n° 797 et 796) relatifs à la périodicité des demandes de certificats de vie pour les retraités vivant hors de France mais y percevant des retraites.
Nos députés des Français de l’étranger, dont Daphna Poznanski-Benhamou (Italie/Israël) et Corinne Narassiguin (États-Unis/Canada) ont défendu ces amendements qui prévoient que les bénéficiaires d’une pension de retraite versée par des organismes français et résidant hors de France ne devront plus fournir qu’une fois par an à leurs caisses de retraite un justificatif d’existence. De même, la suspension du versement de la pension de retraite dans le cas où le bénéficiaire ne justifie pas de son existence ne pourra avoir lieu qu’à l’expiration d’un délai minimum d’un mois à compter de la date fixée par la caisse pour l’envoi du justificatif.

Le gouvernement a donné un avis favorable à ces amendements estimant que c’est « une vraie simplification pour les personnes vivant à l’étranger, une très belle mesure » qui met fin à des démarches souvent pénibles ayant parfois des conséquences gravissimes pour ces pensionnés. Le 4 novembre 2011, le Sénat avait voté ces amendements dans des termes identiques mais l’Assemblée nationale, alors à droite, les avait rejetés. La loi entrera en vigueur une fois promulguée bien entendu.